lundi 26 janvier 2009
vendredi 7 novembre 2008
Mada (3/3)
Pour finir, nous avons passé une journée à Diego Suarez, à l’extrême nord de l’île. La ville a le charme désuet des anciennes colonies, avec ces vieux bâtiments coloniaux délabrés. Partout on voit des 4L jaunes, qui font office de taxi et qui survivent, semble-il, grâce à l’opération du Saint Esprit. Les zébus paissent tranquillement dans les rues proches du centre ville, les chèvres ont investis le cimetière français et se délectent des couronnes de fleurs synthétiques. C’est un peu une ville fantôme que les écoliers en uniformes traversent pour aller à l’école.
jeudi 6 novembre 2008
Mada (2/3)
Après Nossy be, on a filé en direction de Diégo Suarez : environ 300 km de route et de piste, suffisamment défoncée par endroit, pour avoir recours à un 4x4. En chemin on s’est arrêté dans le parc de l’Ankarana et aux Tsingy rouges : voilà des paysages conformes à l’idée que je me faisait de Madagascar : des espaces grandioses, des lumières pas croyables et des formations géologiques peu communes où s’ébattent joyeusement des espèces rares (lémuriens, oiseaux …)
Sur la route, on traverse plusieurs villages : le village des charbonniers (tout n’est que cendres à ses environs), le village des chercheurs de saphirs, le village où l’on ramasse le cacao… au moins c’est simple : ton lieu de naissance défini ton activité ! Les maisons traditionnelles, sont pour le moins, minimalistes : petites cabanes de bois regroupées autour d’un puit et d’une autre cabane plus petite (les toilettes !), malgré ça, on remarque parfois une certaine coquetterie dans l’agencement, certaines sont même entourées d’un jardin d’agrément !
Sur la route, on traverse plusieurs villages : le village des charbonniers (tout n’est que cendres à ses environs), le village des chercheurs de saphirs, le village où l’on ramasse le cacao… au moins c’est simple : ton lieu de naissance défini ton activité ! Les maisons traditionnelles, sont pour le moins, minimalistes : petites cabanes de bois regroupées autour d’un puit et d’une autre cabane plus petite (les toilettes !), malgré ça, on remarque parfois une certaine coquetterie dans l’agencement, certaines sont même entourées d’un jardin d’agrément !
Mada (1/3)
Pour les vacances, on est allé visiter Madagascar… enfin, « visiter » c’est un bien grand mot, quand on voit la taille de l’île (une fois et demi la taille de la France… quand même). Disons qu’on est allé tâter le terrain.
C’était la première fois que je mettais les pieds dans un pays aussi pauvre, alors ça m’a fait tout drôle.
Notre point de départ était Nossy Be, (où l’on s’est fait héberger par un copain). Haut lieu du tourisme Malgache, on y voit cohabiter des villages traditionnels (en bois, bambou et feuilles tressées) avec des zones touristiques marquées par une concentration d’hôtels, de resto, de loueurs de scooters et de divers prestataires de services nautiques (clubs de plongées, location de bateau…). Le tourisme est surtout tourné vers la mer, mais c’est aussi un haut lieu du tourisme sexuel et ça se voit suffisamment pour rendre le séjour un peu amer.
C’était la première fois que je mettais les pieds dans un pays aussi pauvre, alors ça m’a fait tout drôle.
Notre point de départ était Nossy Be, (où l’on s’est fait héberger par un copain). Haut lieu du tourisme Malgache, on y voit cohabiter des villages traditionnels (en bois, bambou et feuilles tressées) avec des zones touristiques marquées par une concentration d’hôtels, de resto, de loueurs de scooters et de divers prestataires de services nautiques (clubs de plongées, location de bateau…). Le tourisme est surtout tourné vers la mer, mais c’est aussi un haut lieu du tourisme sexuel et ça se voit suffisamment pour rendre le séjour un peu amer.
vendredi 10 octobre 2008
A l'école PPF
Je travaille à l'école PPF de Malamani. C'est dans le sud de l'ïle.
La "PPF" est une spécificité mahoraise... ça veut dire quelque chose du genre "classe de pré-professionnalisation". Mais les élèves eux-même se baptisent plutôt "perdus dans la forêt" (ce qui n'est pas loin d'être vrai, quand on voit leur niveau).

Il s'agit d'élèves de 13 à 16 ans, qui, à l'issue de la primaire n'avaient pas le niveau pour aller au collège... certains savent vaguement lire, d'autres pas du tout et quasiment tous ont un comportement problématique : Pour la plupart, c'est l'agitation permanente, ça se lève, se déplace et se rassoit à tout bout de champ, certains quittent la classe inopinément, puis reviennent, comme si de rien n'était. Inutile de dire que le silence est un "voeux pieux" ! (ils s'interpellent régulièrement et avec beaucoup de naturel en pleine classe et en mahorais, ce qui fait que je n'y comprend rien).
Mais ça c'est uniquement ce qui se passe "dans" la classe. En dehors, c'est tout aussi funky : des élèves qui ne sont plus scolarisés à l'école, entrent par des brèches du grillage et viennent débaucher ou menacer (selon les cas) leurs copains à l'intérieur des classe (parfois il y a un couteau qui traine)... alors, régulièrement, on fait venir les gendarmes pour attraper ces indésirables, mais ils rentrent toujours bredouille, alors on fini par organiser des "chasses à l'homme" impromptu avec les élèves qui souhaitent eux aussi travailler un peu...
C'est sport !
La "PPF" est une spécificité mahoraise... ça veut dire quelque chose du genre "classe de pré-professionnalisation". Mais les élèves eux-même se baptisent plutôt "perdus dans la forêt" (ce qui n'est pas loin d'être vrai, quand on voit leur niveau).

Il s'agit d'élèves de 13 à 16 ans, qui, à l'issue de la primaire n'avaient pas le niveau pour aller au collège... certains savent vaguement lire, d'autres pas du tout et quasiment tous ont un comportement problématique : Pour la plupart, c'est l'agitation permanente, ça se lève, se déplace et se rassoit à tout bout de champ, certains quittent la classe inopinément, puis reviennent, comme si de rien n'était. Inutile de dire que le silence est un "voeux pieux" ! (ils s'interpellent régulièrement et avec beaucoup de naturel en pleine classe et en mahorais, ce qui fait que je n'y comprend rien).
Mais ça c'est uniquement ce qui se passe "dans" la classe. En dehors, c'est tout aussi funky : des élèves qui ne sont plus scolarisés à l'école, entrent par des brèches du grillage et viennent débaucher ou menacer (selon les cas) leurs copains à l'intérieur des classe (parfois il y a un couteau qui traine)... alors, régulièrement, on fait venir les gendarmes pour attraper ces indésirables, mais ils rentrent toujours bredouille, alors on fini par organiser des "chasses à l'homme" impromptu avec les élèves qui souhaitent eux aussi travailler un peu...
C'est sport !
mardi 7 octobre 2008
Eh ! M'zoungou !
Le M'zoungou, ici, c'est le "blanc".
C'est comme ça, qu'on nous appelle à Mayotte.
Quand on passe dans un village, il y a toujours un gosse qui traine pour nous dire "bonjour" en se tordant de rire... là dessus, il cavale pour aller chercher ses potes en hurlant "eh m'zoungou !!"
et nous, on passe incognito...
Les enfants de la photos étaient en train de faire de la luge sur un vieux matelas. En nous voyant arriver, ils nous ont fait de grands gestes en riant très fort !
Visiblement, ils voulaient qu'on les remarque !
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